Dispositif d’observation des festivals

Partenaires : Ministère de la Culture, France Festival.

Montant CEPEL : 42 000€

Résumé :

L’écosystème festivalier, celui au sein duquel cette double empreinte se produit, implique de conduire plusieurs enquêtes simultanées, qui se répondent et s’alimentent mutuellement. La première touche aux aspects économiques et sociaux. La deuxième aborde le thème de la coopération et des partenariats, constitutifs d’une partie de cette double empreinte socio-territoriale. Il pose la question du contenu et des limites de ce que certains prophétisent, peut-être un peu vite, comme l’avènement du paradigme coopératif. La troisième aborde la question des bénévoles, lesquels ont fait l’objet d’une double approche méthodologique : une enquête par questionnaires touchant près de 3500 individus sur près d’une centaine d’événements, et une série d’entretiens. La quatrième traite des publics, à partir d’une enquête essentiellement quantitative, et du recueil de plus de 26000 questionnaires récoltés au sein de 91 festivals de spectacle vivant. Les sceptiques de la démocratisation culturelle n’y trouveront pas que des confirmations, loin s’en faut. La cinquième enquête déplace le regard vers la communication des festivals sur les réseaux sociaux. C’est une autre façon d’aborder l’idée d’empreinte sociale et territoriale, car ici le territoire est virtuel, la société distanciée et rapprochée par les réseaux, et la communauté une vraie question. De quelle communauté festivalière ces réseaux sont-ils le nom et l’incarnation ? Les utopies technologiques sont mises à l’épreuve. Tout ceci constitue le projet intitulé SOFEST.

Parallèlement, Le surgissement de la pandémie, en 2020, a conduit le ministère de la Culture à nous confier une nouvelle mission de recherche, mission complémentaire de celle qu’incarnait le dispositif SoFEST!. L’équipe du CEPEL a donc été missionnée au-delà de son périmètre spatial et temporel initial, impliquant l’élaboration d’un nouveau contrat ayant pour origine une subvention du ministère, versée à France Festivals, puis reversée pour la mission qui lui incombe, au CEPEL. Elle a impliqué pour le CEPEL l’engagement d’un post doctorant, de stagiaires et la remobilisation de ses ressources permanentes : deux chercheurs, un technicien en traitement d’enquête, un ingénieur d’étude sur la cartographie, et enfin l’équipe administrative du laboratoire pour l’ensemble de la gestion et de la coordination des ressources humaines, contractuelles, et des agendas.

Alors que le SoFEST! s’inscrivait dans le spectacle vivant et la musique, le Dispositif d’Observation des Festivals (DOF) correspondant à cette nouvelle mission s’étendait à l’ensemble des domaines festivaliers de la culture : arts visuels, littérature, cinéma et audiovisuel, spectacle vivant et musiques. Cette nouvelle enquête mise en œuvre en 2021 auprès de 1400 festivals appartenant à tous ces domaines a été présentée une première fois à l’occasion des États Généraux des Festivals, à Bourges, le 28 juin 2021. Elle s’est essentiellement appuyée sur un questionnaire socioéconomique dont les résultats feront l’objet de publications au cours de l’automne 2021.

Le succès hors-norme de notre démarche, nous oblige aujourd’hui à tenir des engagements  que nous n’imaginions pas à un tel niveau : remettre à chaque festival (plus de 850) ayant répondu à l’ensemble des questions un rapport comparatif de données sur une cinquantaine d’indicateurs leur permettant de les situer dans un cadre comparé. De même, nous offrons un tableau similaire aux seize réseaux et institutions qui nous ont accompagnés en relayant la démarche auprès de leurs propres réseaux de festivals.

Enfin, le propre de la démarche DOF est d’être en veille constante sur l’actualité d’un secteur en situation particulièrement rude et questionnante. Il y va de notre mission plus générale de production d’une connaissance scientifique utile au citoyen et acteurs de la culture.