La nouvelle phase contractuelle coïncide avec un changement substantiel de ligne scientifique. Il est en grande partie le fruit d’une réussite : la concrétisation de programmes de recherche en sciences humaines et sociales dans deux secteurs de connaissance que nous avions envisagés comme des objets d’expérimentation et d’innovation : la santé et l’environnement. Il est pleinement justifié par son adéquation à une politique scientifique de site qui soutient ces deux pistes parmi les trois qui sont au fronton de sa stratégie d’excellence. En lieu et place de trois lignes de recherche et de deux pôles innovants, la nouvelle organisation du laboratoire opte pour trois pôles thématiques : CEPEL-Santé ; CEPEL-Environnement ; CEPEL-Territoires Politiques.
Ces trois pôles se veulent, chacun, des leviers d’excellence du laboratoire sur ses recherches propres mais aussi des outils de partenariats scientifiques sur le site montpelliérain et sur le plan national et international. La taille relativement modeste du laboratoire lui enjoint une certaine souplesse dans les spécialisations et un devoir d’ouverture vers les diverses échelles de la communauté scientifique. Cette modestie reste cependant, comme nous l’avons indiqué, un handicap certain dans la perspective de développement qui s’ouvre à nous. C’est la raison pour laquelle nous considérons ce projet scientifique comme un appel à la considération renouvelée des deux tutelles en termes de recrutement, mais aussi comme le moyen d’attirer de nouvelles compétences sensibles à la fois aux thématiques retenues et aux bonnes conditions d’accueil et de travail dont le CEPEL s’est fait une spécialité.
Une organisation en trois pôles court néanmoins toujours le risque du cloisonnement. Les nombreux échanges préalables à l’élaboration de ce projet montrent une aspiration partagée à un dialogue entre pôles et à la recherche de défis communs. Le dialogue passera – à l’échelle individuelle – par l’appartenance de beaucoup de chercheurs à une pluralité de pôles. Il passera aussi par la nouvelle orientation donnée au séminaire annuel du laboratoire. Celui-ci, relancé et pris en charge par le groupe des doctorants, sous la supervision du directeur du laboratoire, se donne pour objectif l’identification de thématiques ou d’enjeux communs aux trois pôles, et la valorisation de la démarche sous la forme de publications scientifiques. Il ne s’agit pas seulement d’envisager, régulièrement, le séminaire comme une animation événementielle. Il s’agit aussi de lui faire jouer un rôle de développement scientifique.
La philosophie qui anime le nouveau projet du CEPEL tient donc en trois principes : spécialité, partenariat et transversalité. La spécialité découle des compétences accumulées par l’équipe et par celles et ceux qui la rejoignent aujourd’hui. Elle fonde les pôles thématiques et leurs lignes de recherche. Le partenariat (sur site, national et international) découle de ces orientations et correspond à une unité de taille modeste, mais au carrefour de relations académiques, professionnelles et civiques multiples. Il correspond aussi au degré élevé d’internationalisation des activités. La transversalité procède enfin de trois processus. Le premier est la participation d’une majorité de chercheurs à plusieurs pôles ou lignes de recherche. Le deuxième est la vocation des trois pôles à faire émerger des questions communes, au-delà de leurs thématiques particulières. La troisième est la mise en œuvre du séminaire du laboratoire, reconfiguré pour rassembler l’ensemble des collègues autour de problématiques communes. Lors de nos échanges préparatoires à ce projet, nous en avons évoqué cinq, qui pourraient tramer la science commune du CEPEL : territoire, participation, interdisciplinarité, comparatismes, innovation.
Les thématiques du projet de recherche du CEPEL se sont inscrites dans la continuité de recherches déjà engagées auparavant. Deux grandes questions de recherche avaient été distinguées : les Transformation(s) de la Gouvernance Démocratique et les Nouveaux Comportements Citoyens. La première se déclinait en trois axes : Acteurs sociaux et politiques ; Sociologie de l’État et de ses élites ; Production des normes d’action publiques. La seconde se structurait en deux axes : Nouveaux comportements politiques ; Politisation autrement. Par ailleurs, le projet du CEPEL avait pour ambition la consolidation de l’ouverture sur la comparaison internationale ainsi que le développement de deux nouveaux Pôles Thématiques : Développement durable et  Santé publique. Ils préfiguraient la voie consolidée par le CEPEL dans la nouvelle phase contractuelle 2021-2025.

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